Il y a ceux qui côtoient les profondeurs, qui creusent l’inconnu dans un corps à corps avec l’insondable, ceux-là, qu’une joie tragique habite, silencieux qui se planquent quand l’éclat se manifeste au petit jour, prudents qu’ils sont d’éviter l’éblouissement.
Le vertige les appelle, ivres de vouloir chuter en bas sans
jamais tomber d’en-haut ; le fond lui, attire, il attire les indéterminés,
tourbillonnants sédiments et poussières incertaines.
Et ça creuse, ça creuse, toujours plus profond. Y trouver de
l’Or ! La clepsydre continuera son dégoulinement, continueront les voyages
dans les strates géologiques, en apnée, en lâchant quelques fois de petites
bulles orgueilleuses pour égayer la surface de l’eau.
Lorsque l’on se baigne, certains font la planche, retenus
sans mouvement par le sel de la matière, en attente. D’autres piquent du nez,
ignorants des abysses, aimantés par le joyau de la descente, la connaissance
sera le choc du front contre le fond….ça y est, ils y sont ! Creuse l’ami,
creusons.
