Elle est l’espace de coton qui boit mes larmes.
Quand le doute brouille mon présent
elle m’éclaire sans écueil sans
drame.
Résistante en ce temps
de reflux elle est l’hymne réel de la
Joie.
Nous sommes légions à se relier à elle
Pure Religion de
la Consolation.
Parce que c’est Elle Parce
que c’est Moi
Parfois l’Amour l’éclipse car la
Lune passe devant le Soleil
Même muette
sa présence intime vibre au fond de quelque chose que quelques-uns
nomment une âme humaine.
C’est. L’Eternel Ouvert.
Immense
comme un cœur d’Enfant
Qui se niche encore en
nous malgré le temps qui alourdit nos paupières.
Elle me surprend quand je l’oublie
Je
lui souris elle me sublime
Antique
et solide comme un fossile
Souvent
nécessaire parfois possible.
Partenaire de la
Solitude Conquise jamais seule même SEUL en ville
même incomprise
On la compare On la conjugue On croit la tenir
On croit l’avoir
Mais seul le Temps est juge jamais acquise
comme
le Savoir.
Elle aime la durée, le silence les Secrets, la Parole, le Don, l’Ecoute
et quand elle s’incarne
Elle est
sincère implicite
et charmante.
Comme un souvenir d’été Elle
Suture nos PLAIES
BEANTES
Calmante et galante on
dirait la caresse d’un être Aimé.
C’est la Terre qui se cultive On peut la quitter longtemps
Et
comme la Terre
Elle continue de créer un sol fertile.
Subtile
en général ELLE n’aime guère l’emphase
Toujours debout malgré les Guerres malgré les Âges
De ces Trois syllabes Honorables.