Parler d’homme et de femme
C’est parler d’art et de forme,
Hors norme, noble et fort, comme l’or et l’âme.
L’attirance timide des êtres humains entre eux se passent de
mots,
Le silence dans les yeux humides des chérubins est en soi du
sens à nous rendre heureux.
Parfois nous fait défaut la bonne attitude,
Où les signes
propices à cerner,
Mais que dire d’un mystère qui nous défausse de tant de
certitudes,
Et quand la vie propose de nous bercer.
C’est si bon de susciter le frisson sous cutanée,
Fusion inopinée sans qu’on s’la soit imaginée,
Sans qu’on s’lasse, nos bouches salivent et nos auras
s’enlacent,
Nos corps s’élancent et nos sueurs sentent
Que ceux qui s’attirent ont de la sève qui s’aimante.
Par pudeur vérifiée, certains font l’amour par l’oreille.
La douceur c’est la virilité nous a chuchoté Marc Aurèle.
Par-delà les marques d’orgueil,
Le ying et le yang fondent chacun de nous, nous sommes
pareils.
Poreux aux autres peaux,
Nous sommes des formes souvent peureuses mais rarement
pauvres.
Dans ses Pensées, le Stoïcien dépeint ce qui dépend de nous
de ce qui n’en dépend pas,
Qui est alors ce magicien et son étrange Amour qui dérange
et nous surprend
Surtout quand on ne l’attend pas ?
Attentat sentimental, le cœur affronte des vertiges sensibles
sans le mental
Et malgré les intempéries, une fois guéri, après tant de
périples,
Il continue sa vie comme arborant une santé sans faille
Les caricatures sont l’héritage de nos parents et du temps
présent,
Et nos tas de ratures inévitables
Comme l’espoir d’une union libre des êtres que nous sentons pressent.
Chacun, chacune, prostré dans des postures dogmatiques,
D’aucuns diront que nous sommes la Lune à opposer nos
portions chromatiques,
Mais qu’au fond ce n’est qu’une seule alchimie,
Phénomène qui mène le bal avec des histoires
De phéromones et de potions magiques.
Et même si l’orage et la pluie inondent parfois
Nos songes et nos intimités,
C’est pour cette infime magie des fluides
Que l’amoureux sonde chaque fois
Son jardin secret avec joie,
Même s’il en reste intimidé.
Refaire l’Amour,
Ressemblerait au fait de coucher
Ses plus belles rimes sur du papier,
Palper des métaformes,
et rappelait
Les sourires du passé qui nous animaient pour lui faire la
cour.
